Jacques Ibert

Voyageur du World Wide Web.
Partir d’un point, d’un centre, d’un pixel et s’étendre pour quitter sa base.
S’aventurer sans risque et se perdre dans un voyage immobile.
Effacer les distances avec une boite à outils virtuels et esquisser, recadrer, gommer, coller, filtrer, fusionner, dupliquer. . . les contours d’un monde possible.
User les poignés de drag and drop, abîmer les yeux sur des kilomètres de scroll, élimer les doigts.
Explorer le labyrinthe virtuel qui se demande encore si l’internet tisse rond et récupérer du réseau des images englouties.
Car comme un écrivain qui rédige son roman un mot après l’autre, une pensée sur l’autre, je crée mon œuvre en collant des images. Les unes sur les autres ou à côtés de l’autre. Sans visibilité ni filet.
Parfois, elles se répondent. Souvent, elles s’installent comme partie du décor. Aujourd'hui rares et précieuses pour demain terminer anonymes et banales.
Intégrées dans des tableaux, dans des paysages ou faisant parties d’une matrice, elles s’accumulent pour composer un récit collé.
Fabriquer une peau d’images comme cuirasse.
Recouvrir le corps d’une couverture brodée aux pixels.
Et re-naitre au monde pour re-devenir invisible.

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Totem